Projet2024

Des coins où se reposent les agents d'assainissement

Série 36 kilomètres : de la maison au travail

Médium
Photographie
Dimensions
Dimensions variables

Dans la communauté de la banlieue de Guangzhou où j'ai vécu pendant plusieurs années, de nombreux agents d'assainissement n'avaient pas de salle de repos désignée. Ils se reposaient souvent dans les cages d'escalier, les parkings souterrains, à côté des murs ou sous les arbres. Grâce à une utilisation quotidienne répétée, des lieux jamais conçus pour le repos sont progressivement devenus leurs coins de repos informels.

Je passais devant ces espaces tous les jours sans y prêter beaucoup d'attention. Ce n'est que lorsque je me préparais à déménager que j'ai réalisé que ces coins négligés enregistraient la répartition de l'espace urbain et les endroits où différents corps sont autorisés à rester.

La série se concentre sur les moments où le travail est brièvement suspendu : s'asseoir, attendre et récupérer des forces physiques. Lorsque le travail d'un travailleur est continuellement requis par la ville, alors que son repos ne peut avoir lieu que dans une cage d'escalier, un garage ou un coin caché, l'espace lui-même révèle sa position dans la vie urbaine.

La question de savoir si une chaise peut être fournie, si un corps est autorisé à rester immobile et si le repos se voit accorder un lieu reconnu définissent toutes les limites au sein de la ville. À travers ces petits sites spécifiques, l'œuvre examine la relation entre le travail, le repos et la répartition de l'espace urbain.